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En route vers VivaTech : entre impatience, idées et câbles réseau

Pensées à chaud avant VivaTech : attentes, ambitions, peurs et pourquoi ce salon compte autant pour moi.

En route vers VivaTech : entre impatience, idées et câbles réseau

Il y a des événements qu’on suit de loin, en scrollant TikTok entre deux commandes docker ps.
Et puis il y a VivaTech.

Celui-là, je n’ai pas envie de le suivre, j’ai envie d’y être. Physiquement. Dans le bruit, les stands, les pitchs à la chaîne, les couloirs blindés de badges et de câbles USB qui traînent.


Pourquoi VivaTech compte autant pour moi

Pour beaucoup, VivaTech, c’est “un salon de plus”.
Pour moi, c’est un peu plus que ça :

  • un endroit où toutes les couches que j’aime se croisent : infra, cloud, IA, produits, UX, business ;
  • un concentré de startups qui bricolent et de grands groupes qui testent des trucs qu’ils n’oseraient pas forcément industrialiser tout de suite ;
  • une occasion de voir de près comment des gens transforment des idées techniques en vraies offres utilisables par des clients.

En tant qu’étudiant en cybersécurité et cofondateur d’HebergHub, je vois VivaTech comme un crash test grandeur nature :

Est-ce que ce qu’on construit dans notre coin de Nouvelle-Aquitaine tient la route face à ce qui se fait de mieux en Europe ?


Ce que j’ai en tête en y allant

1. Regarder les stands comme un admin système, pas comme un touriste

Je sais déjà que je vais me promener dans les allées avec deux cerveaux en parallèle :

  • le cerveau “geek infra” qui regarde immédiatement :
    • “Ils tournent sur quoi ? Cloud public ? On-prem ? Hybrid ?”
    • “Comment ils scalent ? comment ils monitorent ?”
    • “Est-ce que ça sent la stack bricolée ou la stack pensée ?”
  • le cerveau “porteur de projet” pour HebergHub :
    • “Comment ils pitchent une offre technique sans perdre le non-tech ?”
    • “Qu’est-ce qui, dans leur discours, donne confiance (ou pas) ?”
    • “Est-ce que leur promesse est claire… ou est-ce qu’ils balancent juste des buzzwords ?”

Je sais déjà que je vais finir avec un carnet (ou un wiki) rempli :

  • de phrases à ne plus jamais prononcer dans un pitch,
  • et d’idées à voler sans vergogne… en mieux.

2. Observer les projets “infra & green” avec un œil très personnel

Avec HebergHub, l’angle n’est pas juste “hébergement pas cher” :
c’est hébergement éco‑responsable, basé sur le réemploi de matériel et la valorisation de compétences locales.

Du coup, à VivaTech, je vais avoir un radar spécial activé :

  • les projets qui parlent de sobriété numérique (et pas juste en slide 37 pour cocher la case greenwashing) ;
  • les boîtes qui osent dire “on ne met pas tout dans le cloud, et c’est un choix réfléchi” ;
  • les solutions qui assument de faire moins, mais bien, plutôt que de promettre des plateformes “all‑in‑one magiques”.

J’ai envie de voir :

  • qui, dans ce salon, parle vraiment d’impact (énergie, matériel, circularité…) ;
  • et qui a des idées qu’on pourrait réinterpréter dans le contexte étudiant / associatif / local.

3. Tester ma capacité à pitch… dans ma tête (et peut-être pas que)

Je sais très bien que je vais passer une partie du salon à me poser une question simple :

“Si je devais pitcher HebergHub là, maintenant, en 30 secondes, à cette personne… je dirais quoi ?”

Et la vérité, c’est que je veux ressentir :

  • le malaise quand je bloque sur un mot ;
  • la frustration quand mon pitch mental est trop long ;
  • l’excitation quand, dans ma tête, ça sonne juste.

Je ne sais pas encore si je prendrai la parole officiellement (ou si je coincerai des gens sur des stands pour leur raconter ce qu’on est en train de construire).
Mais ce qui est sûr, c’est que VivaTech va servir de miroir très violent mais très utile pour notre positionnement.


L’impatience : entre curiosité, pression et excitation

Honnêtement, je suis impatient à plusieurs niveaux.

Impatient de voir “pour de vrai” ce que je lis toute l’année

Toute l’année, je consomme :

  • des articles,
  • des threads,
  • des vidéos de démos,
  • des docs produits.

VivaTech, c’est l’endroit où :

  • tu peux poser des questions directes,
  • voir ce qui lag sur le stand,
  • découvrir que derrière une landing page très propre… il y a parfois un cluster Kubernetes qui pleure dans un coin.

Impatient de me situer moi‑même

En tant qu’étudiant, on peut vite se demander :

  • “Est-ce que ce que j’apprends est aligné avec le réel ?”
  • “Est-ce que mon niveau technique suffit pour jouer dans la cour des projets que j’admire ?”
  • “Est-ce que mes idées de projet sont crédibles ou juste ‘cool dans ma tête’ ?”

VivaTech, pour moi, c’est un point de repère :

  • voir ce que des boîtes early stage proposent vraiment,
  • mesurer à quel point mes skills en systèmes, réseaux, cybersécurité, homelab, doc, etc. sont utilisables “en face d’un client”,
  • repérer les trous dans la raquette (ce que je ne comprends pas encore assez bien, ce qui m’intrigue, ce qui me manque).

Images, notes et souvenirs : comment je compte documenter tout ça

Je ne veux pas juste “aller à VivaTech”, je veux revenir avec quelque chose.

Des images

Idéalement, je ramènerai :

  • des photos d’ambiances (stands, écrans, câbles, foules, tableaux blancs, post‑its) ;
  • des gros plans sur :
    • des dashboards de démo,
    • des schémas d’architecture,
    • des slides qui résument une vision produit en une phrase efficace.

Des notes structurées

Je compte bien profiter de ce blog pour :

  • écrire un récapitulatif “à chaud”,
  • faire une synthèse plus posée quelques jours après,
  • tirer des leçons applicables à HebergHub :
    • ce qu’on garde,
    • ce qu’on écarte,
    • ce qu’on doit creuser.

En gros, transformer VivaTech en matière brute pour de futurs articles :

  • “Ce que moi, étudiant/porteur de projet, j’ai vraiment retenu de VivaTech (au-delà des paillettes)” ;
  • “Ce que les pitches m’ont appris sur la façon de parler d’infra sans endormir les gens” ;
  • “3 idées volées à VivaTech que j’ai envie d’appliquer à HebergHub”.

Et l’IA dans tout ça ?

Évidemment, même dans ma préparation à VivaTech, l’IA fait partie du décor :

  • pour repérer à l’avance les exposants qui m’intéressent le plus ;
  • pour m’aider à formuler des questions pertinentes (“Si j’ai 2 minutes avec cette boîte, qu’est‑ce que je dois leur demander pour en tirer vraiment quelque chose ?”) ;
  • pour m’aider ensuite à mettre en forme ce que j’aurai vu, une fois de retour sur ce blog.

Mais l’idée reste la même que pour mes projets de cours :

l’IA comme amplificateur de réflexion, pas comme substitut à l’expérience réelle.

VivaTech, c’est justement le genre d’expérience que l’IA ne peut pas vivre à ma place :

  • les discussions improvisées,
  • les regards quand tu parles d’un projet,
  • l’énergie d’un stand,
  • la sensation de flotter dans une mer de câbles, de badges et d’idées.

En résumé : pourquoi j’ai vraiment hâte

Si je devais résumer mon impatience avant VivaTech :

  • Curiosité : voir comment d’autres transforment des stacks techniques en produits concrets.
  • Ambition : tester mentalement (et peut-être physiquement) où peut se placer HebergHub dans tout ça.
  • Apprentissage : revenir avec des idées, des méthodes, des anti‑patterns à éviter.
  • Motivation : me prendre une bonne claque d’énergie pour les prochains mois de développement, de docs, de pitchs et de câbles RJ‑45.

Et quelque part, ce billet est aussi un engagement public :

si tu lis ça après VivaTech et que tu ne vois pas d’article “retour d’expérience”, tu as le droit de me demander ce que je fabrique. 😉

Cet article est sous licence CC BY 4.0 par l'auteur.